Lyon : Un siècle de paysages

vendredi 2 juillet

Musée des beaux-arts, Lyon :
Un siècle de paysages - Les choix d’un amateur

En quittant l’atelier pour peindre en plein air, en France ou en Italie, les artistes du XIXe siècle, représentent la nature pour elle-même. De Camille Corot à Eugène Boudin, 70 œuvres d’une collection privée retracent une histoire du paysage en peinture avant l’impressionnisme.

JPEG - 58.5 ko
Théodore Rousseau, « Falaises », 1831
Huile sur papier marouflé sur toile, collection particulière © Didier Michalet

Cette exposition présente une sélection de peintures de paysage réunies par un amateur lyonnais. Cette collection illustre une histoire de ce genre pictural de la fin du 18e siècle à celle du 19e siècle. Elle ne se veut pas exhaustive ; elle n’est pas non plus la réunion de noms d’artistes célèbres. Par sa richesse, elle rassemble des œuvres qui illustrent le développement et la généralisation de la pratique du plein air par les peintres, démarche qui renouvelle en profondeur leurs compositions et leur approche de la nature.

En quittant l’atelier pour réaliser des études « sur le motif », les peintres affirment dans leurs recherches une prise en compte de la lumière, des atmosphères et de la nature pour elle-même qui se traduit dans des esquisses très libres. L’essor des voyages permet aux artistes de sillonner la France et l’Italie à la recherche de sites pittoresques, célèbres ou inédits.

La représentation d’anecdotes et les prétextes historiques disparaissent progressivement pour donner naissance à des paysages dépourvus de toute figure humaine. Parallèlement, la facture se libère et ouvre peu à peu la voie à de nouvelles recherches qui prennent en compte la sensation et transforment profondément les modes de représentation du paysage, ainsi que la notion de « fini » en peinture.

Réunissant quelques-uns des acteurs majeurs de ces bouleversements picturaux, cette exposition offre un prolongement et un dialogue avec les collections de peintures de paysage du musée des Beaux-Arts.

A voir jusqu’au 4 octobre



Toutes les brèves du site